"En 2010, j'ai résidé dans la banlieue de Sébastopol, dans l’un de ces immeubles construits dans les périphéries des villes du bloc soviétique dans les années 1970.

Pour me rendre dans le centre de Sébastopol, j’empruntais invariablement la ligne 10 du trolleybus.

Le contraste entre la banlieue, ses immeubles de béton, ses petits marchés, ses habitants confrontés aux difficultés quotidiennes et le centre ville avec son architecture néoclassique, son opulence et son occidentalisation, était saisissant.
Le paysage défilait. Je découvrais un monde qui s’était écroulé mais dont les scories étaient encore présentes, et un monde nouveau qui peinait à naitre.
Les gros 4X4 incarnaient la richesse, mais la misère se lisait sur les visages des personnes âgées contraintes de vendre quelques légumes ou babioles pour survivre.« Sébastopol ligne 10 » invite à la découverte de la vie quotidienne en Ukraine.